Interview du 19/04/2008


Le 19 avril 2008, quelques jours après la sortie de l'album 'Les Curiosités', nous retrouvons Philippe à la terrasse d'une brasserie parisienne pour une interview sur le pouce.

Quelques jours après la sortie de ton album, comment te sens tu et quel est le premier bilan ?

C’est un peu tôt pour le dire. Là, on est à côté du Virgin Megastore et manifestement j’ai vendu 15 disques cette semaine, ce qui est absolument exceptionnel à mon sens, je n’en reviens pas ! Je fais plein d’émissions de radios, tout à l’air de bien se mettre en place, tout va bien.

Pour les gens qui se poseraient la question, comment leur expliquerais tu le fait que la sortie de l’album ai été repoussé de mois en mois puis de semaine en semaine ?

La raison, elle est simple. C’est tellement compliqué aujourd’hui de sortir un disque, il y a tellement peu de visibilité dans la masse des choses qui sortent que si on l’avait sorti plus tôt, il serait passé inaperçu. Il fallait créer un contexte intéressant. Maintenant c’est diffusé à la radio, ça va l’être de plus en plus, donc c’est un bon départ. On sait que ça va mettre des mois et des mois pour arriver à faire connaître le disque, mais si on l’avait sorti au moment où on avait prévu de le sortir, en octobre, il ne se serait absolument rien passé. Aujourd’hui les disques, ils ont une semaine de vie. Voilà, c’est la raison principale, elle est un peu liée à des choix de ma maison de disques, mais moi j’ai été assez d’accord avec eux pour une fois, j’ai compris que si je ne le repoussais pas, je m’enterrais. Alors je suis vraiment désolé pour le public qui attendait le disque, mais bon j’ai fait un petit effort en essayant de le vendre sur les concerts.

Comment s’est passé ton concert à la Flèche d’or ?

Il était super ! Je crois que c’est probablement le meilleur concert qu’on ait jamais fait. On était très naturels, très drôles… On n’arrêtait pas de parler et de raconter notre vie. Il y avait une très bonne énergie et le groupe a sonné comme il n’avait jamais sonné. On commence à avoir un peu de pratique, alors tout devient plus spontané, on se surveille moins, et ça sonnait très bien de ce fait là. Moi je me suis bien marré, et j’ai été très agréablement surpris de voir qu’il y avait beaucoup de gens qui étaient venus pour nous. Je les en remercie.
Je garderais un très bon souvenir de ce concert. C’était beaucoup mieux que sur la tournée de Calo où on était complètement coincés en fait. Quand on avait commencé cette tournée, j’étais assez désorienté car je mettais les pieds dans une pratique que je ne dominais pas vraiment encore, parce que j’étais habitué à faire des choses beaucoup plus sauvages. Et donc, je ne savais pas toujours exactement comment me comporter. Là, j’arrive en fait à créer un vrai rapport entre mon amour de l’énergie et mon répertoire d’aujourd’hui.

Au niveau des concerts, il y a certaines personnes aussi qui se posent la question de savoir quand est ce que tu iras les voir en province ?

Les concerts c’est très lié au disque, c’est pour cela qu’on a pris mal de retard. Aujourd’hui c’est très compliqué de tourner dans des salles si on a un disque qui n’est pas en vue. Globalement les programmateurs des salles appellent les magasins de disques, et si tu en a vendu 3 ou 10, ils se disent « il va faire venir trois personnes dans ma salle, je ne vais pas le programmer tout de suite ». Donc, on a été obligé aussi d’attendre qu’il y ai de la radio et que les choses bougent un peu pour que notre tourneur commence à pouvoir monter une tournée Donc la tournée, je pense qu’il va y avoir quelques dates à Paris en mai-juin, des dates de présentation comme on l’avait déjà fait un peu au Nouveau Casino, mais la tournée est en train de se monter sérieusement pour la rentrée. Mais par contre ça a l’air de mieux se passer maintenant, les gens sont plus intéressés. Donc il y aura une belle tournée de 25-30 dates en septembre-octobre. Donc que tout le monde se rassure, ça aura lieu.

Concernant tes réalisations et contributions diverses, actuellement, tu travailles sur quels projets ?

En ce moment, je n’arrête pas, je travaille avec Claire Pérot dont j’avais déjà parlé, qui est en fait la fille qui chantait dans une comédie musicale parisienne qui s’appelle Cabaret, qui est absolument géniale. Et elle, elle est incroyable, c’est une chanteuse, danseuse, comédienne, elle sait tout faire ! Là, je lui ai écrit un disque que je vais réaliser. Je suis très très content de cette rencontre. Je travaille aussi avec Marie Espinosa, qui va enregistrer son disque dans les prochaines semaines.
Je travaille avec Vincent Delerm qui m’a demandé de faire les arrangements de son prochain album. Je suis aussi très heureux de cette rencontre car c’est quelqu’un d’absolument charmant. Ce n’est pas tout, je travaille aussi avec Dove Attia, le fameux Dove Attia que vous avez tous vu dans La nouvelle star. Là il monte une super comédie musicale, qui ne sera pas une comédie musicale, mais un opéra-rock, rendez vous compte...
Et enfin je réalise l’album de Jules. C’est l’ancien chanteur d’Arkol, un groupe de rock-variété qui a disparu, et lui, il a écrit un très bon album de chanson française qui va sortir chez PIAS, entre Renaud et Benabar. De la chanson d’aujourd’hui avec des banjos, des pianos, des cuivres… Ce disque, je le réalise avec Valentin, mon guitariste, qui est un très bon réalisateur et donc on réalise ça ensemble. Donc, mon appartement est transformé en double studio, et j’ai en quelque sorte lancé l’entreprise de réalisation Uminski & Co ! Ca fait déjà beaucoup de travail, c’est un peu la folie ! Et il y a un autre truc, mais je ne peux pas en parler, donc je vous le dirais un peu plus tard !